Plastiques, chaleur, PFAS… les perturbateurs endocriniens accélèrent la chute de la fertilité chez les humains et les animaux, révèle une étude

Les perturbateurs endocriniens présents dans les plastiques et les produits du quotidien menacent la fertilité humaine et animale. Une nouvelle étude montre que leur effet combiné avec la chaleur climatique est encore plus dévastateur. En vingt ans, les taux de spermatozoïdes ont chuté de plus de 50 % chez les hommes occidentaux.

Les perturbateurs endocriniens et le réchauffement climatique menacent ensemble la fertilité mondiale. Une nouvelle étude montre que leurs effets combinés sont bien plus dévastateurs que chacun pris séparément.

Les perturbateurs endocriniens et la chaleur forment un double stresseur pour la fertilité

La baisse de la fertilité mondiale inquiète les scientifiques depuis plusieurs décennies. Les perturbateurs endocriniens présents dans les plastiques et les effets du réchauffement climatique en sont les deux principaux suspects. Selon une étude publiée dans npj Emerging Contaminants, plusieurs équipes de chercheurs ont passé en revue 177 études scientifiques pour mesurer leur impact combiné. Ces deux facteurs produisent un effet additif sur la reproduction. Exposées aux deux simultanément, les espèces subissent des dommages bien supérieurs à la somme des deux.

Ces substances sont présentes dans les plastiques et les produits de consommation courants. Parmi elles, on trouve les microplastiques, le bisphénol, les phtalates et les PFAS, ou substances per- et polyfluoroalkylées. Toutes agissent comme des perturbateurs endocriniens, c’est-à-dire des molécules qui interfèrent avec le système hormonal même à faibles concentrations. Or, la grande majorité des êtres vivants y est exposée quotidiennement.

Le changement climatique aggrave encore la situation. La chaleur perturbe la production hormonale et la spermatogenèse, c’est-à-dire la fabrication des spermatozoïdes, chez les mammifères. En outre, la hausse des températures dérègle la détermination du sexe chez les poissons, les reptiles et les amphibiens. Ainsi, deux facteurs distincts produisent les mêmes dommages reproductifs, ce qui amplifie leur impact global.

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