Plastiques, chaleur, PFAS… les perturbateurs endocriniens accélèrent la chute de la fertilité chez les humains et les animaux, révèle une étude

Les phtalates et les PFAS réduisent la fertilité des humains comme des animaux

Les phtalates altèrent la forme des spermatozoïdes chez les invertébrés et réduisent leur nombre chez les hommes. De même, les PFAS perturbent la qualité du sperme et dérèglent les hormones sexuelles. D’après une étude publiée dans Human Reproduction Update, Shanna Swan et ses collègues ont mesuré cette tendance chez les humains. Les taux de spermatozoïdes ont chuté de plus de 50 % chez les hommes occidentaux en quarante ans.

Cette tendance s’inscrit dans un contexte mondial préoccupant. Plus de 75 % des pays seront en dessous du taux de remplacement de la population d’ici 2050. Pourtant, sur 140 000 substances synthétiques enregistrées, seul 1 % a été suffisamment étudié.

Les perturbateurs endocriniens exigent une réponse politique à l’échelle mondiale

Les auteurs de l’étude soulignent que la science dispose déjà de suffisamment de preuves pour agir. Réduire l’usage des substances chimiques toxiques et limiter le réchauffement constituent les deux leviers prioritaires. En effet, des précédents encourageants existent. La convention de Stockholm a permis de réduire significativement l’usage du DDT et des PCB à l’échelle mondiale.

Cependant, l’ampleur du défi reste considérable. Susanne Brander, chercheuse à l’Oregon State University et auteure principale de l’étude, qualifie l’effet combiné d'”alarmant”. Dès lors, agir sur un seul front ne suffira pas. Réduire les perturbateurs endocriniens dans les produits du quotidien et freiner le réchauffement sont deux conditions indissociables.

La question de la fertilité dépasse largement le cadre humain. Des invertébrés aux oiseaux en passant par les reptiles, toutes les espèces subissent ces deux stresseurs simultanément. Une fertilité en déclin à cette échelle menace la biodiversité et les équilibres dont dépend notre alimentation.

Pour consulter les temps de cuisson complets, rends-toi sur la page suivante ou clique sur le bouton « Ouvrir » (>) — et n’oublie pas de PARTAGER cette recette avec tes amis sur Facebook !