“Maison de l’horreur” dans le Pas-de-Calais : deux ans de prison avec sursis pour les parents

Jeudi 9 février 2023, le tribunal correctionnel de Béthune a condamné les parents de la “maison de l’horreur” à deux ans de prison avec sursis, assortis d’une obligation de soins et de travail. Le Parisien a dressé un compte-rendu du procès, qui n’a pas tranché la question de l’autorité parentale.

A l’origine de la découverte de cette “maison de l’horreur”, l’aîné de la fratrie, Bryan. En août 2022, le jeune âgé d’une vingtaine d’années s’était rendu au commissariat pour raconter l’enfer qu’il vivait chez lui, avec ses neuf frères et sœurs : des coups de bâtons, des coups de chaussures de sécurité, des coups de fouet” avait-il ensuite expliqué à nos confrères de TF1 en septembre 2022. Les policiers s’étaient alors rendus sur place dans la maison située à Noyelles-sous-Lens, découvrant l’horreur : des enfants de 3 à 5 ans, ligotés à leurs chaises, subissant violences et privation de liberté. Jeudi 9 février 2023, le délibéré du tribunal correctionnel de Bethune est tombé : deux ans de prison avec sursis, assortis d’une obligation de soins et de travail. Une peine presque équivalente aux réquisitions du parquet, comme le rapportent nos confrères du Parisien. Reconnus coupables de violences sur 5 de leurs 10 enfants, et de soustraction aux obligations parentales à l’égard de 6 d’entre eux, les parents passeront devant le juge civil en novembre 2023, afin de fixer le montant de l’indemnisation due aux victimes. L’occasion par ailleurs de trancher la question de l’autorité parentale qui reste pendante, puisque malgré leur condamnation, ils en sont toujours investis.

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