Après l’électricité, c’est au tour du gaz de flamber. La Commission de régulation de l’énergie (CRE) vient de confirmer une augmentation de 7,4 % du prix repère dès le 1er juillet 2026. Environ 6 millions de foyers sont directement concernés, mais la mauvaise surprise ne s’arrête pas là : même ceux qui pensaient être protégés par un contrat à prix fixe vont payer davantage.
Pourquoi le gaz repart à la hausse après l’accalmie de juin
La facture de gaz des Français ressemble de plus en plus à des montagnes russes. En juin, les tarifs avaient légèrement reculé. Un répit de courte durée. Dès le 1er juillet, le prix repère bondit de 152,86 à 164,21 euros par mégawattheure TTC.
Pour comprendre ce retournement, il faut regarder du côté des marchés internationaux. Les tensions géopolitiques au Moyen-Orient ont ravivé les inquiétudes sur l’approvisionnement mondial. Le pétrole grimpe, et le gaz suit exactement la même trajectoire. Les fournisseurs européens achètent leur matière première plus cher, et la note finit toujours par atterrir dans votre boîte aux lettres.
Mais les cours mondiaux ne sont pas les seuls responsables. Les certificats d’économies d’énergie (CEE), ce mécanisme censé financer la transition énergétique, pèsent eux aussi de plus en plus lourd. Ajoutez-y les obligations réglementaires et les coûts commerciaux, et vous obtenez un cocktail explosif pour le vrai coût de vos factures.
Le prix repère affiché en juillet dépasse désormais de 18 % celui observé en avril. Depuis la fin des tarifs réglementés du gaz en juillet 2023, cet indicateur publié chaque mois par la CRE est devenu la boussole de millions de budgets familiaux.
2,70 euros de plus en juillet : le détail de la facture qui pique
Concrètement, que va-t-on payer en plus ? Pour un ménage dont le contrat est indexé sur le prix repère, l’augmentation moyenne est estimée à 2,70 euros TTC sur la facture du mois de juillet. Ça paraît dérisoire. Sauf que ce petit montant s’ajoute à toutes les hausses précédentes, sur l’énergie, sur les loyers, sur l’alimentation.
Près de 60 % des abonnés résidentiels au gaz naturel sont directement concernés. Ce sont les foyers dont l’offre suit l’évolution du prix repère, c’est-à-dire la majorité des contrats dits « à prix variable ». Pour eux, chaque fluctuation du marché se traduit immédiatement en euros sur la facture.
Le mécanisme est simple : quand les coûts d’approvisionnement montent, le fournisseur ajuste. Quand les charges réglementaires augmentent, il ajuste encore. Le consommateur, lui, encaisse. Et dans un contexte où le Smic peine à suivre l’inflation, chaque euro compte. Les 10 millions de foyers raccordés au gaz naturel en France scrutent désormais leur relevé mensuel comme un bulletin météo. Sauf que là, la tempête est déjà dans le compteur.
Et si vous pensiez qu’un contrat à prix fixe vous mettait à l’abri, préparez-vous à revoir vos calculs.
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