Rien de tel qu’une haie fleurie ou un bel arbre fruitier pour donner du cachet à une propriété, mais attention, le frelon asiatique est un gourmand doublé d’un chasseur. Entre le sucre des nectars et les protéines des insectes pollinisateurs qui s’y pressent, certains végétaux sont de véritables aimants.
Frelon asiatique : arbres fruitiers et haies fleuries, le cocktail gagnant pour l’envahisseur
Le frelon asiatique a des goûts de luxe. Il raffole des fruits très mûrs ou légèrement abîmés qui distillent une odeur sucrée irrésistible. Si vous possédez des pommiers, des poiriers, des pruniers ou même un figuier, sachez qu’ils sont en première ligne. Les vignes et les néfliers du Japon complètent ce tableau gourmand. À cela s’ajoute le goût immodéré du frelon asiatique pour les arbres dont la sève suinte, comme le chêne ou le saule pleureur lors des fortes chaleurs estivales. Ces suintements sucrés sont pour lui une source d’énergie immédiate.
Toutefois, le piège est parfois plus subtil… Les arbustes très mellifères, à l’image du buddleia (le fameux “arbre aux papillons”), attirent une multitude de proies faciles comme les papillons et les abeilles. Le frelon s’y installe donc pour chasser. Les haies denses composées de laurier-tin, de pyracantha ou de photinia sont également à surveiller de près. Elles offrent le gîte et le couvert : un garde-manger fourni en nectar et une structure idéale pour circuler à l’abri des regards. Des relevés montrent d’ailleurs qu’environ 40 % des nids se cachent à proximité de ces parois végétales. Le lierre, lorsqu’il grimpe haut ou qu’il fleurit, constitue aussi un support de choix pour les nids secondaires, souvent installés bien trop près de nos piscines ou de nos terrasses.
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