L’Organisation mondiale de la santé la définit comme le fait de ne pas répondre de manière adéquate aux besoins fondamentaux de l’enfant (qu’ils soient physiques, éducatifs, médicaux ou affectifs) lorsque les ressources sont disponibles.
Une méta-analyse publiée dans la revue Child Abuse & Neglect montre que la négligence émotionnelle reste l’une des formes les plus fréquentes mais aussi les moins visibles de difficultés infantiles.
Les conséquences d’une enfance sans soutien
Les enfants concernés ne présentent pas nécessairement de troubles immédiats. Plusieurs études longitudinales, comme celles synthétisées par le National Scientific Council on the Developing Child, décrivent plutôt des manifestations dites “intériorisées” : anxiété diffuse, difficultés à identifier ou exprimer ses émotions, retrait social. Des signaux faibles, souvent interprétés comme du calme ou de l’adaptation.
À plus long terme, le rapport de Santé publique France (Négligence envers les enfants : état des connaissances et des pratique) souligne une augmentation statistique des troubles anxieux, dépressifs et des difficultés relationnelles chez les personnes ayant connu des formes de négligence. Le facteur déterminant reste la durée et la précocité de l’exposition, ainsi que la présence, ou non, de figures de soutien ultérieures.