—Frappe-la encore



Et puis… la voix.
—OUVRE LA PORTE !
Ce n’était pas une supplication.
Ce n’était pas de la peur.
C’était un ordre.

Et je la reconnus avant même que mon esprit ne puisse le traiter.
Alex.
Quelque chose en moi s’accrocha à ce nom comme si c’était la dernière chose qui me restait.

Víctor lâcha mes cheveux brutalement.
—À qui as-tu écrit, maudite…?
Je n’entendis pas la suite.

Parce que le son suivant couvrit tout.
La porte qui se brisait.
Un éclat sec.
Le bois qui cédait.
Des pas entrant sans permission.

Et puis… le silence.
Un silence différent.
Lourd.
Dense.
Comme si l’air lui-même s’était tendu.

—Éloigne-toi d’elle.
La voix d’Alex n’était plus la même.
Ce n’était pas le frère qui m’appelait chaque dimanche.
Ce n’était pas l’homme qui essayait de me convaincre de partir avec patience, avec prudence, sans provoquer plus de violence.

C’était autre chose.
Quelque chose contenu depuis trop longtemps.
Víctor lâcha un rire nerveux.

—Et toi, qui tu crois être pour entrer comme ça chez moi ?
Pas de réponse immédiate.
Juste des pas.
Lents.
Fermes.
S’approchant.

—Je t’ai dit de t’éloigner d’elle.
Le coup ne se vit pas.
Il s’entendit.
Un impact sec.
Un corps qui tombait.
Un cri étouffé.

—Qu’est-ce que tu fais ?! —hurla Helena.
Mais Alex ne répondit pas.
Pas avec des mots.

Le son d’un autre coup.
Et un autre.
Et un autre.
Ce n’était pas une fureur incontrôlée.
C’était de la précision.
C’était quelqu’un qui savait exactement le mal qu’il faisait.
Et pourquoi.

—Ça suffit ! —cria Nora, mais sa voix tremblait.
Personne ne riait plus.
Personne ne commentait.
Personne ne filmait.

J’essayai d’ouvrir les yeux.
L’image était floue, mais je pus distinguer une silhouette s’agenouillant à mes côtés.
—Hé… hé, regarde-moi… —la voix d’Alex baissa d’un coup, devenant urgente—. Ne t’endors pas. Pas maintenant.

Je sentis ses mains trembler en tenant mon visage.
—Je suis là… tu m’entends ? Je suis là.
Je voulus répondre.
Mais je pus à peine bouger les lèvres.

—Le bébé… —chuchotai-je.
Son expression changea.
Quelque chose de plus profond que la rage traversa ses yeux.
—Rien ne lui arrivera. Je te le jure.

Derrière lui, j’entendis Raúl essayer de se lever.
—Ça ne va pas se passer comme ça… —cracha-t-il.
Un bruit sec.
Un objet tombant au sol.
Et puis… silence à nouveau.

Pour consulter les temps de cuisson complets, rends-toi sur la page suivante ou clique sur le bouton « Ouvrir » (>) — et n’oublie pas de PARTAGER cette recette avec tes amis sur Facebook !